les tournées marchées

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La marche est écologique – on ne brûle pas des centaines de litres d'essence et on n'use pas le bitume. C'est plutôt le bitume qui use nos pieds. Si possible choisir son équipement avec soin, éviter le made à l'autre bout du monde pour limiter l'impact sur la planète – La marche est économique – à part une bonne paire de chaussures et un sac à dos adapté pas de gros frais à prévoir – La marche est naturelle – c'est notre moyen de déplacement le plus inné – La marche est bénéfique – pour le corps et l'environnement. Et aussi pour l'esprit qui s'allège allègrement de ce qui l'encombre d'habitude – La marche est politique – privilégier la lenteur est un acte citoyen qui va à contre-courant de la vitesse qu'on impose dans nos vies. Marcher est le choix qu'on fait de ne pas contribuer à la société qui consomme à l'infini – La marche est poétique – elle nous permet de regarder attentivement ce qui nous entoure, d'écouter tous les sons qui viennent à nous, de laisser libre cours aux pensées, à la parole et à l'imaginaire qui se déploie




ICI un solo poétique, lyriquement sauvage
 
juillet-août 2022 | en Périgord noir, entre Vézère et Dordogne
120 km, 11 jours de marche, 10 représentations
 

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Pendant 11 jours et sur 155 kilomètres, sous un soleil brûlant j'ai longé la Loire. A peu près. Parce qu'en vrai, la rivière s'est faite désirer. Inaccessible à pleins d'endroits ou bien desséchée, je n'ai pas pu mettre les pieds dans l'eau souvent. J'ai inventé un chemin. Parfois j'étais sur la Loire à vélo, parfois j'ai tracé à travers champs, sur des chemins indiqués mais invisibles, envahis par des ronces, des orties et de l'herbe haute, j'ai fait de longues kilomètres sur le bitume, sans ombre, j'ai traversé une rivière (pas la Loire) parce que le pont n'était pas encore installé, mouillée jusqu'aux hanches je suis arrivée de l'autre côté, j'ai longé les voies ferrées...

J'ai vu un cygne qui n'en était pas et un cygne pour de vrai, des êtres électrifiés en forêt, des cyclistes qui disent pas bonjours et d'autres si, trois randonneurs, deux chatons abandonnés, des moutons sous un chapiteau de cirque breton, des ouvriers qui plantent des arbres en pot, des champs et des poupées de coquelicots, des orties géantes, des arbres menaçants, la terre craquelée, des déchets dans l'herbe, des ponts de toute sorte, des panneaux qui interdisent, des graffitis, du sable à perte de vue...

Une marche solitaire la plupart du temps et ce n'était pas à me déplaire. De toute façon, j'ai rencontré du monde chaque soir. Et je remercie du fond du cœur touTes celleux qui m'ont accueilli si merveilleusement, Marine, Jennifer, Barbarie, Marie-Hélène, Catherine, Christophe, Géraldine, Véronique, Séverine, Mikael, Katia, Samuel, Mme Valentin, Laurence, Laure, Arnaud et Tifenn !

 

été 2020 

LES OISEAUX VOLENT 
ET NOUS MARCHONS


Concert poétique, 35 jours de marche sur le chemin de Compostelle, 23 représentations en soirée dans les villages d'étapes, 700 km à pied entre Aumont-Aubrac et Saint-Jean-Pied-de-Port,  1 sac à dos et 1 paire de chaussures, quelques instruments et accessoires

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LES OISEAUX VOLENT ET NOUS MARCHONS se sont des chants de partout et pour tous les temps. De la musique classique, interprétée dans son état le plus pur ou de façon très détournée et des chants du monde. Des textes parlés viennent compléter l'histoire qui se tisse. C'est une esquisse de ce que pourrait être la vie, simple et sincère. La voix dessine le chemin. Elle est parfois le seul instrument, parfois accompagnée par le ukulélé ou de petits instruments en matériaux recyclés et d'objets quotidiens que l'on peut trouver dans le sac à dos d'une marcheuse.
Le spectacle est écrit mais s'adapte aux différents lieux, aux acoustiques, aux publics, il est prêt à sortir des balisages. Je joue dans les petites églises des villages ou chez l'habitant. Dans une envie de proximité avec ceux et celles qui écoutent et regardent.

Récit de mon voyage publié dans le magazine L’Écho des chemins de Saint-Jacques.

mai 2022 | de Nantes à Chênehutte

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